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D-War

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D-War

D-War Cover

Titre anglais : D-War The Rebirth of Legend
Autre titre : Dragon Wars
Réalisé par : Shim Hyung-Rae
Année : 2005
Pays : Corée/USA
Genre : SF/Fantastique
Durée : 95 mins

Interprété par

Jason Behr
Aimee Garcia
Amanda Brooks
Robert Forster
Kerry Liu
Craig Robinson

Scénario : Il y a 500 ans, en Corée, une race extraterrestre à la tête d’une armée de dragons tenta de trouver le légendaire Imoogi, un serpent géant de plus de 400m de long- afin de le contrôler. De nos jours, à Los angeles, après avoir échoué les monstres reviennent et seule une femme dotée d’étranges pouvoirs semble être en mesure de les empêcher de pendre le contrôle du léviathan Imoogi…

Critique

Après son mauvais Yonggary en 1999, Shim Hyung-Rae revient avec D-War : The Rebirth of Legend, un film qui me paraissait bien suspect, par son casting, son poster de présentation et son scénario, bien trop abracadabrant pour être un minimum sérieux.

Pourtant, D-War se vante d’avoir sous son aile, un budget de 30 millions de dollars, mais quand on voit le résultat, on peut se demander pourquoi un aussi gros budget est donné à un film comme celui-ci, alors que pour 30 fois moins, on fait beaucoup mieux ?

Et on se demande également, la légitimité d’une telle œuvre, qui sans doute a été réalisé pour tenter de surfer sur la vague du film de monstre à la sauce nouvelle génération comme a pu le faire le très bon The Host, car il est difficile de trouver des qualités à D-War, que les choses soit dites.

D-War image 1

Certes, D-War a rencontré un fort succès dans son pays d’origine, la Corée du Sud, mais il faut l’avouer, D-War est un gros pétard mouillé qui sent bon le blockbuster au scénario plus que discutable avec son coté « Bling-Bling« , je t’en mets plein la vue.

À base d’un scénario remettant au gout du jour, une vieille légende coréenne, au sujet d’une créature mi-serpent, mi-dragon, répondant au nom d’Imoogi, le réalisateur Shim Hyung-Rae récupère ce mythe pour nous offrir une histoire décousue, mêlant le passé et le présent de manière douteuse, sous un fond de vieille histoire de guerrier éternel et de jeune femme à sauver, qui parait bien trop énorme pour y croire réellement, en plus d’un grand méchant possédant une armée gigantesque qui sera détaillée un peu plus loin.

D-War image 2

C’est donc un casting bis, aux dialogues plus que discutables et au scénario bancal, qui reflète au mieux cette oeuvre cinématographique ou devrais-je dire, cette collaboration américano-coréenne, ne manque pas d’inventer tout et n’importe quoi pour expliquer le budget consacré au film, entre bestioles tout droit sorties de la trilogie du seigneur des anneaux et scènes ressemblant fortement à un Godzilla, c’est une chose sure, Dragon Wars, ne fait pas dans l’innovation et va même jusqu’à reprendre des séquences qui semblent tout droit être sorti des plus gros blockbusters de cette année.

Le plus drôle du film, c’est ce mélange de genre, entre l’héroic fantasy et la science fiction, une horde de créatures tout droit sorties de la trilogie du seigneur des anneaux qui se battent contre des tanks et des membres de la SWAT, je pense que là, on atteint des sommets du manque de crédibilité et qu’il est dur de faire pire que cela, et pourtant D-War ne s’arrête pas là puisque entre des dialogues d’une nullité rarement égalée et les rebondissements du scénario tirés par les cheveux, on à du mal à y croire.

D-War image 3

Loin de moi l’envie d’être négligent, je vais tout de même parler de la réalisation du film, qui est tout de même la meilleure chose de ce dernier, on pourra y voir trois grands moments de batailles, la première lors de l’attaque d’un village au 16ème siècle, la seconde en plein Los Angeles et la dernière entre les deux serpents-dragons, Dragon War met tout de même le coté visuel en avant pour valoriser ses choix et en mettre plein la vue par l’usage d’effets numériques et des cadrages plutôt bien choisis, bien mieux filmé que le récent Transformers et ses combats brouillons, ici il faut l’avouer que proposé avec un son 5.1, on en voit de toutes les couleurs.

D-War image 4

Au final, je ne soutiens pas le film, car son budget pharaonique aurait du permettre de faire largement mieux que cette pale copie des films de monstres de notre époque, D-War n’ennuie pas, certes, mais à vrai dire, il s’adresse uniquement à un public très jeune, fan de japanime, qui seront sans doute ravis de voir autant d’effets spéciaux dans un même film, mais pour un cinéphile initié, D-War est sans doute l’un des films les plus mauvais de cette année.

[youtube lQyhg4FuKlk]

L'article D-War est apparu en exclusivité sur Kurosawa-Cinéma.


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